SYMI LA VENITIENNE

Pas de lagune, mais de très nombreuses baies et des maisons dans le style italien avec des frontons à oeil-de-boeuf (contre le mauvais-oeil). Fenêtres, volets, murs colorés. Si HALKI est une jolie carte postale, SYmi est l’originale, et tout de même un cran au-dessus.

– PANORMITIS :

Coup de vent annoncé  30-35 noeuds en rafales. Je ne suis pas seul à venir chercher refuge dans cette baie presque fermée.

Un monastère occupe la presque totalité du côté Est. Quand je vous disais que les curés étaient partout. Et ça ne désemplit pas: les ferries se succèdent, venus de Symi-la-ville, ou de Rhodes, qui lâchent leurs clients au pied du monastère; visites, re-visites, bus, taxis, re-ferry ..

L’ambiance s’en ressent: le café est un self, les chauffeurs font la tête,

Mais la dame qui sert à la boulangerie du monastère est gentille et ses biscuits au beurre et aux amandes sont exquis.

Le pêcheur, en revanche, à qui je demande s’il voudrait me vendre un poisson ou deux, gromelle. C’est peut-être le même qui a demandé l’an dernier1000 euros à un plaisancier pour dégager son bateau de la vase après que son ancre eut dérapé ‘insensiblement’.  Mais que sait-on de ce qui se passe dans la tête des gens?

Certains plaisanciers se comportent parfois comme s’ils sortaient de la cuisse de Jupiter.

De bons échanges avec Reinhard et sa femme, de Coco-XL, un catamaran (mais pas de location)… tout arrive!

– SYMI :

        

SYMI est très jolie mais je ne sais qu’en dire; je n’y ai passé qu’une journée, venu en bus depuis PANORMITIS , par une route de crête splendide. J’aurais sûrement pris d’autres photos à scooter, en m’arrêtant ici ou là. Pour ressentir l’île. Vous pouvez prendre en peu de temps toutes les photos que vous voulez… Si elles ne sous-tendent aucun récit  vous aurez des photos convenues, ce qui est un peu le cas ici.

                     

Il manque aussi les photos des terrasses, de l’activité portuaire… Mais où avais-je la tête? Je crois tout simplement que le tourisme, qui lui est totalement dépourvu de récit, me fatigue … et nous allons vers RHODES, la Mecque des agences de voyage!

Oui mais à RHODES, pour le récit, il suffira de suivre l’histoire. Et puis j’ai rendez-vous avec une statue… enfin, deux, si le musée archéologique tient bien ses promesses!

– SESKLI :

PONYO file ses six noeuds au portant, après une halte, pour attendre le vent, dans la petite île de SESKLI, au sud de SYMI, Quand j’arrive il y a un catamaran de loc au bout du ponton minuscule. Des gens gentils, une famille de polonais, pas seulement le drapeau, qui sert de simplificateur de paperasseries à tous les non-européens, y compris les anglais, les suisses, et les turcs…

Je me baigne pendant que les voisins improvisent un stage de ‘bouée tractée’ avec l’annexe pour les enfants. Tout le monde s’amuse, nage, pêche…

Ils viennent de Rhodes justement. Je leur demande s’ils étaient au mouillage ou à la marina (la marina coûte 100 euros la nuit, le mouillage est réputé étroit et à tolérance variable de la part de la Coast Gard. Alors les gens payent!). Mais ils ont juste loué le catamaran à Rhodes et atterri directement ici…

A la marina de Rhodes je passerai voir Pierre-Yves, Sylvie, qui eux n’ont pas eu d’autre choix, lâchés par leur guindeau!

Amis qui n’avez ni faim ni soif, ni couvre-feu ni horaires d’hôpital, et aucune avaries en cours sur votre yacht personnel… soyez heureux! Comme me disait une anglaise à Panormitis, à qui j’expliquais qu’étant venu avec mon bateau il me fallait attendre une place dans le bus pour le lendemain: “you came here with your own ship and so you have to wait?…………..  poor you!”. Il arrive que des anglaises se moquent!