

En trois ans j’ai oublié Poros. Pas tout; mais quand même beaucoup. Il m’arrive de me demander à quoi bon lire, voyager, s’il en reste si peu. A tout prendre une mémoire absolue ne serait-elle pas infiniment plus cruelle?
Disons que j’ai redécouvert avec plaisir l’immense baie ouverte, le passage entre Galathas (le continent) et l’île, de nouveaux quartiers, et l’existence d’un temple de Poséidon sur les hauteurs. Une balade bienvenue après la pluie des derniers jours parmi les fleurs du printemps, cistes, oliviers, lavandes, roses..
Il ne reste presque rien du temple lui-même, antique, et peu de chose de la stoa, plus tardive, mais le lieu est beau et les rares visiteurs ne s’y attardent guère.

(L’olivier de gauche était déjà présent sur les photos de fouilles entreprises en 1900 par des archéologues suédois)






(Cavaliani)



(Nea Skyra)


(Kea)


(Sounion)
(Egine)






Bernard et Bénédicte nous amènent en voiture au ferry que nous prenons ensemble, métro, avion, Paris, Toulouse… C’est bien fini pour cette année… Un beau coucher de soleil sur les vitraux des Jacobins, sur la Garonne … bien peu de chance d’apercevoir un dauphin. Les gens parlent tous français; la ville est saturée d’informations, de codes nouveaux, de choses dont l’utilité m’échappe… ‘Etsi Einai’: c’est ainsi!

(υγεία μας ; [Yamas!]: Santé !)


La traversée est sans souci: génois, spi-asymétrique, moteur… Le vent se cherche. Nous prenons une bouée dans l’anse-port de Vourkari; c’est tout de même plus facile à plusieurs! Baignade; l’eau est à encore à 22-23, le calme quasi total, la Grèce sans personne, les gens adorables,




(Bowie …







(Vaisseau dans le ciel..)


(anse Boùfalo)


..
















La ville est très agréable, très ouverte, sans chichi, facile à vivre.
(Puis le soleil luit)


