DEUXIEME SEJOUR A CHIOS

La remontée vers Kardamila, au nord de CHIOS, n’est pas aussi plaisante que la traversée depuis Icaria: vent faible, vent contraire, moteur…  Ali doit quitter Lesbos le 10 ou le onze pour le sud de la Turquie. Mais il a beau ne pas être si loin, la perspective après avoir traversé de rester bloqué pendant une semaine à Scala-Loutron (sans peut-être pouvoir ni débarquer, ni rejoindre Mytilène), ne m’enthousiasme guère. Qui plus est on est en août et le quai est plein.

Plus de dix jours à Xirocampos,  six à Fournoi… le régime des vents reste résolument nord.  Force 7 localement 8: nous ne sommes pas près de quitter Kardamila.

    

(au centre ‘Spartoventi’, le bateau de Bruno, un copain retrouvé ici; à droite mini-camion-citerne typique des îles)

Légère accalmie le dimanche; je me prépare à partir… mais on m’en dissuade fortement: les ferries sont arrêtés à cause du vent, le monsieur du bateau à moteur voisin parle de vagues de 3 mètres… je renonce. Le problème c’est que si l’on écoute tout le monde et qu’on consulte Windy en mode ‘rafales’ on ne part jamais! Enfin, là, il faut peut-être écouter (la suite me prouvera que non). C’est Ali qui viendra me rejoindre ici au portant.

En attendant je loue un scooter à la capitale, tarif réduit pour cinq jours… Nous revoici sur les routes de Chios…  Toujours aussi belle dans sa lumière dorée. Contrairement aux îles plus petites, impossible de s’en lasser.

(Au-dessus de  Kato-Kardamila -d’en bas- il y a Ano-Kardamila -d’en haut- adossé à cette belle montagne)

 

 

Je repasse par le pittoresque village de PITYOS, mais cette fois ma guide Elephteria si  charmante n’est pas dans sa tour, fermée à la visite pour cause d’alerte météo. C’est vraiment un village perdu. Mais habité et très dynamique: jolies fresques dispersées dans le village, ‘points QR-code’ avec des liens renvoyant vers des informations historiques, des vidéos, des chants traditionnels … places ombragées…

   

 

L’an dernier j’avais sillonné l’île en tous sens. Cette année je m’attarde, découvre de nouveau lieux, comme ce monastère en ruine dont j’ai oublié le nom; ou cette belle plage totalement déserte de Kampi; ou encore la route ravissante qui rejoint les deux boucles routières du nord (décrites dans l’article “la belle Chios”).

– Le petit monastère sans nom :

Seule l’église est restaurée. les murs proches sécurisés par des étais. En arrivant là on se croirait dans un western tourné au mexique, avec le campezino en poncho, le ‘padre’ sur le perron de l’église et le buisson chassé par le vent…

     

– La baie déserte de Kampi :

On quitte la route principale par une petite route qui figure sur la “carte” du loueur mais qui se manque facilement, et on plonge vers la mer tout en bas, en espérant qu’elle mène quelque part. Vu la fréquentation on espère aussi ne pas crever là…

 

(Ah que c’est beau la mer ..)

  

– Courtes retrouvailles avec Ali :

(où l’on comprend que le temps ne fait rien à l’affaire)

Le petit catamaran  d’Ali arrive lundi. Il a rencontré des vents de sud et une houle d’ouest! La météo s’est plantée en beauté. Nous sommes ravis de nous revoir. Ais-je dit qu’il l’avait construit lui-même sur plans?

TAKA ne mesure que 8,90m mais il y a bien plus de place pour circuler ou se poser que sur PONYO, Sans lest il est aussi deux fois moins lourd. Seule la remontée au vent n’est pas très bonne … mais au port c’est l’idéal. Et la soirée est simple et bonne.

(Promis! la prochaine fois on s’applique pour les photos!)

 

 

 

Hélas…

Impossible de ne pas y penser sur mon petit scooter en voyant tout ce vert, de Kampi à Fita, Kipouries, Sidirountas, Afrodisia, Keramos… Tant de vert dans ce vent chaud… Tout a brûlé le long de cette si belle route, comme dans les Corbières, comme au Portugal! Des paysages photographiés dans cet article il ne reste peut-être rien.