Petite île toute proche de HALKI, boisée, inhabitée; les murs s’éboulent, les citernes sont sèches. Une belle baie protectrice du nord, de l’ouest, quand elle n’est pas pleine. Une plage de galets assez abrupte qui laisse deviner que la vague d’ouest peut être forte.
Je retrouve avec plaisir les amis de “DUNE“, l’occasion de partager la bouteille de Charly du catamaran américain de Léros-Plofouti, le risotto de Sylvie, et de très bons moments.
Il fait déjà chaud quand j’attaque la montée du château, Le reste est plutôt visuel, à part l’entrée-sortie de l’édifice qui s’avère technique! Petite galerie de photos:

Quand j’examine l’entrée je me demande comment tout cela tient. Le linteau par ses toutes extrémités; on voit le jour à la base du pilier de gauche… Je préfère encore tenter la face nord. Pour monter il faut un peu allonger les pattes, mais je pense à la descente. Même redéployer le drapeau grec me semble risqué …


… Le drapeau: quelle drôle d’idée! Certes Jules Vernes ne pourrait plus écrire “face au drapeau” aujourd’hui (encore que dans les stades, aux JO … de toute façon on ne lit plus!) .. et puis je ne suis même pas grec! Mais un drapeau, ça annonce la couleur: drapeau français, drapeau européen, américain, russe ou israélien … ‘Et ça ne te paraît pas débile cette histoire de drapeaux, depuis le temps qu’on se massacre pour un bout de tissu?’
Peut-être… la plupart des bateaux de loc se contentent d’arborer le petit pavillon du pays traversé (grec) sous la barre de flèche tribord. Chez eux nulle allégeance. Le bateau est anglais, immatriculé à Gdansk, l’équipage autrichien, le skipper est roumain, l’armateur grec ou turc… Le drapeau de l’argent est le seul invisible. Même les pirates hissent un drapeau noir.
Bref je suis redescendu par la porte d’entrée. De l’intérieur elle paraissait plus solide!

Un dernier tour autour du château …

… et de nouveau l’ambiance ‘caraïbe’ de la plage, moitié tropiques, moitié prés salés :

Un petit plouf avec masque-palmes-tuba pour baisser en température, sur un fond assez terne où je rencontre un magnifique poisson bleu à longs rubans dansants (rascasse bleue, rascasse volante, poisson lion..) qui est en fait une espèce prédatrice invasive récente en Méditerranée, ce qui me contrarie bêtement, et je rejoins les voisins :
Quelle bonne escale!