CAP SUR CHIOS

(le gréement ‘Gillette’ à trois lames: grand-voile, génois ET trinquette!)

Obéissant à la météo le vent a suffisamment faibli pour partir. Il pourrait même en manquer pour arriver jusqu’à CHIOS demain. Alors on va s’avancer un peu jusqu’à ICARIA qui n’est pas loin. On part avec ris et trinquette pour Kyrikos, où il semble rester quelques places à quai mais je voudrais être libre de mes mouvements. Je mouille juste en dehors, saute dans l’annexe, et vais manger en ville non sans avoir salué Vangelis au port, toujours aussi chaleureux et serviable.

Puis on repart pour les plages sous le vent d’Icaria au nord-est, vent dans le nez et soir qui tombe. L’ancre fait un bruit bizarre en crochant à EXO PHAROS, un bruit que je reconnais: on est mouillé dans des rochers! Non loin de quelques autres bateaux qui ne sont pas sur ancre … mais sur bouée! Bon, il y a pas mal de vent, je ne mets pas trop de chaîne pour ne pas qu’elle se coince, comptant sur l’élasticité du bout de la main de fer.

Je stresse une nuit pour rien, le lendemain le mouillage remonte tout seul.

Long bord jusqu’à CHIOS, et régal à la voile. Je lâche les ris l’un après l’autre en gardant la trinquette qui aide Ponyo à garder son près. L’anémomètre m’indique  un angle au vent de 35°; je n’en crois pas mes yeux!

Puis arrivée à la plage de Komi. Plus loin les abris sont rares, surtout depuis que la petite marina semi-abandonnée au nord de Chios a été rachetée par un investisseur. Quant au port de Chios, il est toujours grand, houleux et désagréable…

Sur la plage de Komi les familles se baignent, réservent au restaurant des tablées de dix ou douze; certains sont français, les gens sont patients, les serveurs un peu débordés restent zen: “Papa je peux manger un morceau de pain en attendant?” . On se sent quand même un peu… ‘différent.  Allons … ne suis-je pas en vacances longue durée 🙂

 

Le lendemain le vent est faible, changeant, globalement contraire… Pain noir (mavro) après pain blanc (aspro). La vie, quoi…