Plusieurs jours passés à Skiathos donnent des envies de large et de jolis mouillages. J’ai pu amarrer PONYO au port public, refaire le plein de gasoil, d’eau, récupérer le hors-bord, mettre de l’ordre dans le bateau, et déambuler avec Djamila dans Papadiamantis Odos, la rue principale, puis monter au village, et faire quelques courses.

– Stafyslos : Le lendemain le vent est prévu nul puis contraire, mais si nous voulons voir un peu Skopelos avant l’arrivée du Meltem vendredi, il faut y aller. Au moteur. Le bon côté c’est qu’on a le temps d’admirer le paysage, et peut-être d’arriver pas trop tard au mouillage, à l’extrémité sud. Demain on sera au port sur la côte nord avant midi pour visiter la très photogénique Chora..
Le mouillage est beau, pas trop plein, avec un italien gentil qui nous indique un banc de sable sans posidonies à côté: je vais le remercier à la nage car l’annexe est rangée dans son coffre. Eau limpide et nuit étoilée


– Le port : Au matin un peu de vent mais mer étale, et nous nous amarrons cul-à-quai au ‘pier’de la ville où nous décidons d’attendre le passage du coup de vent. 20-25 noeuds, paquets de mer sur la jetée, embruns, houle et bateaux mobiles, un oeil sur les amarres, un autre sur les mouvements des mâts les plus proches.

Retrouver la Chora, la vue depuis le Kastro, Le lendemain grande balade vers les monastères.
Et toujours quelques belles rencontres, comme hier au port cette jeune activiste de Sea-Shepherd, ou Julio, de Segovia, qui me fait visiter ‘Maris Stella’, son Via-38 en aluminium …
… aujourd’hui ce moine italien qui nous offre de l’eau, qui semble si tranquille, ou ce joli couple de grecs en vacances qui évoque le côté paradoxal du tourisme en Grèce, entre dépendance, résistance, impuissance et découragement!
Que les hommes sont beaux à l’écart des foules suivistes et versatiles. Foules sentimentales sans but, ni d’Eden où se projeter…

– Coup de vent :


On est au port quand le vent se lève, la houle surtout. Le port n’est pas idéalement protégé, les embruns submergent la jetée, mais l’inquiétude vient des autres bateaux: amarres distendues, ancrages incertains, skippeurs incompétents, mâts proches… Surtout le sentiment qu’e s’il se passe quelque chose peu sauront quoi faire. Le bon sens de base manque.

J’installe un semblant de passerelle pour aller à terre mais ce n’est pas tranquille.
– Monasteries : et une longue balade sur les hauteurs …
(vue sur Alonissos)

Skopelos reste une très belle île, que nous ne faisons qu’effleurer. Malgré une flottille d’une douzaine de bateaux arrivés à la queue-leu -leu, elle n’est pas envahie par les touristes, peut-être parce que nous sommes fin septembre; avec de belles balades à pied et une ambiance plus paisible et décontractée.