
On quitte Platania vent arrière avec l’impression de descendre un bras de l’Orénoque. Paysage boisé sauvage, fermes piscicoles, puis de lagunes ou d’embouchure. “N’oublie pas de tourner à gauche” m’avait dit Georges que j’avais retrouvé à Platania.

– Loutra Gialtron :
Loutra vous connaissez: c’est les bains. Les bains de Gialtra, Gialtron, génitif! Hier les flottilles allaient vers Loutra Edipsou, en face, jolie ville balnéaire où je m’étais déjà arrêté (rappel: pour rechercher un lieu: petit carré vert de l’accueil, la loupe, et nom du lieu souhaité).
Nous sommes seuls au mouillage de Gialtron où nous repérons sur la plage les sources chaudes de la ville, dont un bassin empierré pour deux personnes. Nous nous y rendrons le lendemain à 8 heures … mais nous n’y serons pas les premiers!
En attendant nous prenons un ouzo et une bière sur une nappe douteuse, ce qui est rare, face à un splendide arc-en-ciel, ce qui n’est guère plus fréquent.

A huit heures du matin il y a déjà du monde aux bains: un autrichien, quelques allemands, et près de la côte une foule de petites méduses brunes, mais il n’y en a pas à notre retour de Gialtra autour de PONYO.

Gialtra, village typique, messe dominicale, friands à la crème, raisins muscat et vendeur de poissons farcis de guêpes, que nous mangerons à midi. On est loin de l’ambiance de station clean d’Edipsou. Les gens parlent grec, sont amicaux et polis, la paix est totale et solaire, et … ça fait un bien fou!
