
La menuiserie est finie et je suis content. Malheureusement j’attends toujours les coussins du cockpit et la carte bleue; mais je ne vais pas rester scotché à Mytilini 15 jours de plus!

Direction CHIOS, Après un essai de mouillage sur la côte nord d‘OINOUSSES (les vents sont en général de nord, il n’y a pas d’avis sur ce mouillage, utilisable seulement par vents de secteur sud… enfin j’espère). Jolie baie, petite mais sans houle, mouillé par 5 mètres, fonds d’herbiers et de sable, à 200m de la plage; une paix royale … Un bêlement d’Une chèvre… Je prends masque et tuba et je vais à terre. Crawl. L’impression de se laver de la ville. Puis le soir tombe doucement. Le vent passe bel et bien au sud.
Le lendemain tôt en route pour Kardamyla. Chantal et Markus m’y attendent. Retrouvailles, et l’occasion le jour suivant d’une belle promenade (Peripathos) après une nuit de pluie diluvienne, la première depuis des lustres.

Et aussi un plouf à la plage voisine au milieu des mémés en chapeau, qui ont probablement mon âge et sur lesquelles je teste bravement quelques mots savants de grec sur la température de l’eau. La pluie. ‘C’est si bon’ pour les nerfs, pour la campagne, pour le bateau… les nuages sont d’une légèreté étonnante au-dessus de la côte.

Markus part louer une voiture à Chios avec son VTT, 35 kms quand même. Et nous nous marchons le long du sentier côtier, puis de la route. Il n’y a personne. Délicieux sandwich feuilletés au poulet achetés à la boulangerie, assis sur les marches d’un escalier au bord de l’eau.
Traduits en mots un sentiment de plénitude qui se passe très bien du superflu, insoucieux du temps, libéré et libérateur de nous-mêmes. C’est si tranquille autour… Tout est à sa place, des bouteilles en plastique à l’odeur de l’urine dont nous nous sommes quelque peu éloignés …
Le lendemain petit tour sur la côte nord. Je ne m’en lasse pas …

… et retour par le Castro de Pytios et la route des monastères ..
(feux de l’an dernier)

(ci-dessous une promenade sur les falaises Est de Kardamyla)

(Lagkada: difficulté d’amarrage imprévue: supports de poulpes à hauteur de filières!)




., ou encore Alper et Aysun
rencontrés via Ali à la marina….

J’ai tout préparé, l’ancre, une aussière pour sauter à terre… mais le vent souffle bien depuis le quai, je ne rentrerai pas (il y a un gros gonflable noir contre le mur absent sur la photo). “Vous êtes tout seul? Attendez, on arrive!” … et Bernie tire mon étrave tandis que Karen maintient la poupe avec force et habileté, une suissesse et un français qui viennent d’Australie. Sans eux je repartais. Parfois le ciel vous envoie un émissaire ailé!








(on embarque!)


(et j’aurai beau soigner la mise en page… le logiciel n’en fera de toute façon qu’à à sa tête)

(baleinière)
(matériaux: bois, corne, os de baleine…)






(le plaisir de dire à cette dame dans mon grec misérable que je trouve son village



(le spa, à droite, eau thermale à 39 degrés)


Bref …



… et les tortues prophétisent dans un grec ancien qui me dépasse.




(pêcheur avec un bon moteur: c’était après Chrousos, avant Apothikes; on marche à la voile à 7 noeuds, ça souffle bien, et dès qu’on ralentit un peu il gagne sur nous)

























































