En longeant la côte à l’ouest de Rhodes, je ne m’attendais pas à ces kilomètres de plages, de ‘resorts’, de complexes hoteliers, la plupart bien intégrés dans le paysage. Rien à voir avec ceux de Marbella, de Màlaga, qui ressemblent à une chirurgie esthétique ratée. Evidemment ces eaux turquoise, ces fonds de sable, ces déserts halieutiques, sont à rapprocher de l’absence des dauphins… Sur’Dune’ ils en ont aperçu un en descendant vers Rhodes, et c’était un événement.



L’île est grande. Il faut du temps pour sortir du péri-urbain. Aussi ais-je l’impression d’avoir bâclé mon sujet. Tant pis. Je n’ai pas visité LINDOS, son acropole, ni aperçu la jolie baie de Saint Paul. Mais j’ai pu flâner dans le vieux Kamiros, une des trois cités-phares de l’île de Rhodes avant qu’elles ne s’unissent et que RHODOS ne devienne la capitale …

… me perdre dans la forêt de Profitis Elias, m’arrêter pour manger à l’ombre du ficus de la place de Salakos, planté en 1951…

… et même faire la sieste près du bassin d’Eleoussa que je n’avais pas vu venir!

Un peu plus loin “les-sept-sources” a dû être un lieu magique avant que quelqu’un n’ait l’idée d’y créer une taverne ‘internationale’ au milieu de la rivière. Il semble convenir aux paons. Comme d’habitude un bon endroit pour dix ne fait pas un bon endroit pour cent.

Tout le monde cherche la chute d’eau malgré le panneau “STOP / FIN DES 7 SOURCES” et le plan indiquant que les chutes (une écluse!) sont ailleurs sur la rivière.. la terre est battue par des milliers de tongs, “ça doit bien mener quelque part!”… Oui. Dans la forêt.

Alors les gens échangent en language ‘Erasmus-en-cours-d’acquisition’… et prennent le bon côté des choses, résilience, bonne humeur… Après tout ils ne viennent pas là pour faire la tête… même de Gaule!
Pour la rivière c’est déjà l’été.