
Il n’est pas facile d’écrire sur RHODES; d’abord il faut connaître; et je n’ai pas envie de répéter les articles de Wikipedia, Géo, etc…
Ici on pressent qu’il y a toujours eu, et qu’il y aura toujours, une vérité de façade, faite de consensus … et des arrangements. Ce n’est pas spécial à Rhodes me direz-vous. Mais ici même les bases sont floues: Rhodes doit son nom à une obscure nymphe Rhodé, fille de Poseidon et, tantôt d’Aphrodite, tantôt d’Amphitrite; elle est l’épouse d’Hélios, fils du titan Hyperion et de sa sceur Théia, un dieu plutôt dorien, solaire mais distinct d’Apollon…
Ville de tout temps commerçante, réaliste, opportuniste, jouant Athènes contre Sparte et vice-versa, soutenant Alexandre-le-Grand, et résistant aux syriens, mais brisée par Rome, envahie par un peu tout le monde, turcs, italiens, génois, et finalement vendue aux chevaliers de Saint Jean à la fin du XIIIème siècle; elle leur doit son aspect actuel..
Le Colosse, 6ème Merveille du monde, 33 mètres de bois recouvert de tonnes de bronze, aurait selon certains enjambé la passe de Mandraki, ce qui est tout à fait invraissemblable, avant de s’effondrer du fait d’un tremblement de terre, puis d’être revendu au poids par les arabes à un marchand juif… A l’emplacement des pieds supposés du Colosse deux piliers soutiennent un cerf et une biche protecteurs de la cité qu’ils auraient sauvée en dévorant de bien vilains serpents…
Il reste une ville prospère distribuée en quartiers: turc, juif, acropole, vieille ville aux maisons majestueuses, aux rues propices aux découvertes, et très agréable à visiter, malgré la faune internationale accablée de soleil que déposent les croisiéristes par paquets de mille.

(on trouve beaucoup de places ombragées superbes, comme celle-ci, couvertes de tables et de chaises)
En fait ce survol de Rhodes est un peu déséquilibré, car à l’écart de la foule agglutinée autour des remparts ou des grands monuments de la vieille ville… Et outre qu’il y a beaucoup à voir, les photos prennent du temps à charger …


(L’Acropole: le temple de Zeus (ou d’Athéna, je ne sais plus) manque; il n’a que trois colonnes, qui disparaissent sous les échafaudages)

Quelques kilomètres sous un soleil qui chauffe, mais il y a de l’air. Et enfin retour au niveau de la mer et de la foule quasi estivale!

Il vaut mieux manger ailleurs que dans ce genre d’endroit. Mais on est parfois tellement heureux de se poser pour recharger les batteries en regardant passer les autres. Il n’y a guère que les amoureux pour s’y sentir seuls au monde
