

En trois ans j’ai oublié Poros. Pas tout; mais quand même beaucoup. Il m’arrive de me demander à quoi bon lire, voyager, s’il en reste si peu. A tout prendre une mémoire absolue ne serait-elle pas infiniment plus cruelle?
Disons que j’ai redécouvert avec plaisir l’immense baie ouverte, le passage entre Galathas (le continent) et l’île, de nouveaux quartiers, et l’existence d’un temple de Poséidon sur les hauteurs. Une balade bienvenue après la pluie des derniers jours parmi les fleurs du printemps, cistes, oliviers, lavandes, roses..
Il ne reste presque rien du temple lui-même, antique, et peu de chose de la stoa, plus tardive, mais le lieu est beau et les rares visiteurs ne s’y attardent guère.

(L’olivier de gauche était déjà présent sur les photos de fouilles entreprises en 1900 par des archéologues suédois)