(goutte-à-goutte dans les oliviers et vue sur KOS.)
‘To monopati’ c’est ‘le chemin’. Au port de Kalymnos on se trouve à l’entrée d’une large vallée, bordée par une falaise au sud avec un monastère, et une au nord avec … un monastère. Le premier on l’atteint par une route un peu difficile à repérer. La vue est ouverte sur la mer, le port, et la ville dont les constructions s’étagent assez haut sur les bords.

Le lendemain je pars à la recherche du second mais ne distingue aucune route qui semble y mener. Dans le village une dame m’indique une ruelle, où l’on me dit qu’il n’y a pas de sentier pour y monter depuis ici … “et par là?” ça semble possible par le rocher …. “on peut!”. C’est parti. Ce n’est pas vraiment de l’escalade mais je fais gaffe. Pas envie d’être le touriste en perdition responsable d’une interdiction de plus. Mais l’interdictionnite est une maladie française.
Je passe entre l’immense drapeau grec et une laide croix en béton; un peu plus loin un fléchage sommaire … et la chapelle. En face, loin, l’autre rive où je me promenais hier.


Comment ont-ils acheminé les matériaux? Au-dessus la garrigue. On peut marcher mais pas de sentier en vue. L’espace d’un instant j’aperçois une chemise blanche, sur une trace que j’avais prise pour un muret, qui est en fait une belle piste de pierres qui s’en va vers les hauteurs. On est loin de la chapelle. Il est un peu tard pour se perdre. plus haut un couple de marcheurs. Le garçon parle anglais. Ils viennent du port; j’ai rejoint le chemin ‘officiel’ en cours. La jeune fille me vexe avec son “vous êtes français?”. “Oui je parle comme je peux … mais alors lui aussi?”. “Je ne sais pas”. Ils ne sont pas ensemble.

(… les pierres du chemin se confondent avec les maisons du port)
Il est 18h. On est trois single-zozos sur un chemin grec qui ne va nulle part. La vue et la lumière sont magnifiques. Je continue un peu. On reviendra demain. Sans voiture trouver un endroit où marcher plusieurs jours depuis le bateau est un privilège.
Rencontré au restaurant italien de Gabriela, “Al Fico d’India” (au figuier de Barbarie); il voyage sur son Oceanis-393. C’est un grand bricoleur; avec son boat on pourrait équiper trois bateaux comme le mien. On mange ensemble une autre fois à terre, Et je me retrouve à bord d’ “Animiste”, quel joli nom… où nous passons un bon moment.

(La Mora sur la tapisserie de Bayeux…)

(Le chateau de Chrisocheria; en contrebas une abbaye, ruchers, vergers, poulaillers,et ‘vieux moulins’ en … construction)
(l’île de Telendos: malgré le temps maussade et mon humeur morose… : difficile de ne pas admirer cette baie splendide)













On ne peut pas dire qu’on ait été pris par surprise. Le coup de vent de sud-est (force-7 rafales attendues 43 noeuds), est prévu depuis plusieurs jours. A ICARIA mes voisins italiens ont préféré attendre. La descente vers LIPSOI (Lipsi) sous génois seul au portant, même avec 25 noeuds de vent du nord, est une balade. Contre le vent ce serait autre chose.

… ratissant la baie en tous sens comme un camion fou ( s’en est-il seulement rendu compte?)

N’allez pas à ICARIA! : vous allez me l’abîmer ! Ou alors, si vous êtes obligé d’y aller, efforcez-vous de lui ressembler; prenez votre temps, laissez à l’hôtel vos sacs fluos, votre panoplie de ‘vêtements techniques’. Soyez discret, aimable, curieux, parcourez les chemins, randonnez, baignez-vous sans glapir comme une horde d’ados … et d’ailleurs laissez vos ados à Skiatos, Corfou ou Mykonos..

























