Je n’ai plus de téléphone. Il a pris l’eau dans ma poche malgré le sac de congélation où je le pensais protégé. Comme disais Edmond Dantès: “j’en aurais pris deux” (il parlais de ris..). Il me reste Whatsapp sur la tablette pour communiquer, ainsi que les courriels ( levoyagedeponyo@gmail.com ).
L’article précédent, Pylos-1, laissait ‘espérer’ un Pylos-2, avec photos de la plage de Voidokilia, de la tombe de Thrasimedes, et la grotte de Nestor, celle où Hermès aurait caché les boeufs volés à Apollon. Le palais, aussi…
Mais pas d’Iphone pas de photos. D’après Saint-Google il suffit de tapoter l’appareil, d’attendre 5 heures qu’il sèche avant de le brancher, ce qui laisse penser que les machines maîtriseront l’humour avant l’intelligence!
Alors j’emprunterai quelques photos sur Navily. Si les personnes qui les ont prises s’en offusquent je les supprimerai du blog. Qu’elles se rassurent, j’ai moins de followers que Navily!
Balade longue sous le soleil au milieu des étangs. On se croirait à Bages. La petite plage est sans doute la plus belle que j’aie vue. La houle du large s’y engouffre et y brise avec un air de Caraïbes. La tombe de Thrasymedes la domine avec une vue exceptionnelle. Pas de doutes, on savait mourir en ces temps-là.

(les deux premières photos sont de “Ti Ama”, la troisième de “Sylvia und Henning”, et celle de la grotte de mes amis de “Dune”; la tombe mycénienne de Thrasymedes se distingue sur les photos du haut, la tache beige; au-dessus de la berge qui surplombe le petit voilier)
La grotte de Nestor est nettement visible sous le fort. Le palais, paraît-il très bien conservé, est situé plus à l’intérieur des terres au nord de Pylos, mais je n’irai pas. J’ai besoin du vent du sud prévu demain pour gagner Zante, à plus de 60 milles d’ici.
– LA TRAVERSEE JUSQU’A ZANTE :
Réveil à 6 heures, départ à 7, au moteur … en attendant qu’Eole se conforme aux algorithmes de Windy, Icone, Arôme … les nouveaux dieux! En fait je garderai le moteur pendant un quart de la traversée, jusqu’à ce que les voiles se remplissent peu à peu, puis qu’un vent d’ouest nous fasse avancer à 6 noeuds au travers, puis au près, puis au très près, presque jusqu’à Zante (Zakynthos) où il nous vient par trop de face et où je remets le son .. du moteur 🙂
L’ancre touche le sable de la baie de KERI à 20h30. C’aurait pu être pire. Repas à bord, un chili con carne pas du tout grec, un peu de lecture avec Alvin le faiseur d’Orson Scott Card que j’aime beaucoup, et au lit. Le calme de la nuit dans une baie sans houle ni vent, ni encore trop de moustiques. La paix.
Bienvenue à Zante la verte.
